PSEUDO

ThibaultEmilie

  • Age : 34 years old
  • Country : France
  • City : Nogent sur Seine
  • Native language : Français
  • Spoken language : Español, English

Description ThibaultEmilie

Nous sommes Thibault et Emilie, deux jeunes français âgés chacun de 31 ans. Je suis originaire de la Champagne, tandis qu'Emilie est réunionnaise. Nous nous sommes rencontrés il y a 3 ans à la Réunion et continuons notre route ensemble depuis lors. De formation Ecole de commerce pour moi et Ecole d’ingénieurs pour Emilie, nous travaillions à des postes tout à fait « honorables » dans nos branches respectives au sein d’un groupe multinational. Il y a de cela un an, nous avons démissionné, provoquant quelque peu la stupeur de nos proches. Pourquoi donc freiner des carrières si prometteuses ? Alors que d’autres pensent avec joie à leurs évolutions hiérarchiques et à leurs primes de fin d’année, nous nous sommes réveillés en réalisant que nous étions en quête de sens de notre existence. Déjà en 2014, nous avons constitué une association, Inkipit (incubateur de micro-projets d’émancipation de citoyens des pays du Sud) après un séjour de volontariat de 3 semaines à Madagascar en partenariat avec Planète Urgence. Mais cela ne suffisait pas. En septembre 2015, nous sommes donc partis sur les routes, après avoir vendu toutes nos affaires, rompu les contrats qui nous reliaient à nos vies de jeunes cadres dynamiques et savouré nos dernières baguettes. Nous avons parcouru par voie terrestre une partie du continent américain depuis le Nicaragua jusqu’à Ushuaia. Aujourd’hui, en Asie, nous réfléchissons à la suite que nous voulons donner à ce voyage. Remettre nos anciennes chaussures de cadres pour multinationale ne fait pas partie de l’équation. Nous avons entendu parler de votre projet et nous voudrions participer en tant que candidats pour aller à la rencontre des organisations et des personnes qui elles-aussi ont été en quête de sens et sont parvenues à en trouver. Nous souhaiterions Emilie et moi présenter une candidature commune au concours (cf. profil EmilieThibault).

How do you consider being the ideal candidate ? :

Notre expérience du voyage, l’avancé de nos réflexions et nos aspirations à un changement nous amènent à penser que nous pourrions être de bons ambassadeurs pour aider et représenter votre démarche de par le monde. Et comme un bon shampooing, nous vous proposons un 2 en 1, deux candidatures pour le prix d’une, avec la garantie d’une bonne entente. Etant parvenus à supporter durant un an de pérégrinations les ronflements de l'un et les jérémiades de l'autre, nous savons à quel point cette cohésion est essentielle.

Have you got a passion ? if not, why ? If yes, please tell us about it :

Nous n'avons pas de passion au sens d’un élément qui concentre toute notre énergie et attention, à la manière des dés à coudre pour ma grand-tante. Nous sommes éclectiques et aimons la diversité, la découverte et le renouveau permanent et nous nous considérons  tous les deux comme des êtres passionnés. J'ai néanmoins un penchant pour le cinéma américain du Nouvel Hollywood, années 70, et Emilie dévore quant à elle les livres que son dos me permet de porter en vadrouille.

Do you pratice any physical activity, which one and what does it bring to your life ? :

Je pratique le trail en montagne, et ai notamment participé à la Diagonale des fous à la Réunion. Au-delà du classique dépassement de soi, du plaisir d’être dans la nature et de la solidarité inhérents à ce sport (et des ravitaillements gratuits), c'est surtout un vecteur de rencontres puisque pratiqué par un large panel de personnes et est un des rares sports qui gratifie autant le premier que le dernier à franchir la ligne. Emilie pratique la course au pied qu'elle considère comme méthode de médiation la plus efficace.

Do you have any diplomas or experiences proving your language level ? :

J'ai a vécu 4 ans à Madrid  et Emilie a vécu un an au Mexique. En ce qui concerne l'anglais, Emilie et moi avons les certifications passées en école de commerce et ingénieur (TOEIC et IELTS) et levons le petit doigt quand nous buvons du thé.

During a trip, you are arriving at a new city animated by an important celebration, every city accommodation is fully booked. What do you do ? :

Après avoir ratissé tous les Airbnb et autres Couchsurfing, nous appliquerions la technique dite d'Antoine de Maximy : nous enfilons une chemise rouge et engageons la discussion avec des locaux, partageons quelques moments convivaux avant de leur demander naturellement de nous héberger. A défaut, nous irions toquer aux portes du prêtre/imam/rabbin/gourou raélien local pour demander une modeste place dans son église/mosquée/synagogue/soucoupe volante pour la nuit. En cas d'échec, Emilie aura repéré sur le chemin de la gare un karaoké ouvert 24h et nous troquerions alors nos quelques heures de sommeil pour l'intégrale des tubes de Céline Dion.

You are planning to leave for a trip in 6 month, when do you book your flights ? :

6 mois d’anticipation, et rien au programme, voilà qui devrait nous permettre d’éviter l’avion ! Toutefois, sans autre option, et si la destination requiert des formalités de type visa ou si la période visée tombe en pleine saison, nous les anticipons et prenons les billets au plus vite. Dans le cas contraire, trois semaines à l'avance semblent suffisantes. Dans tous les cas, nous prendrions les billets le lundi à 23h, en navigation privée, après avoir supprimé tous les cookies de notre navigateur et en s'enroulant la tête de papier aluminium (l'efficacité de cette dernière technique reste à démontrer), tout ceci, afin de disposer des meilleurs tarifs, et choisirions les sièges A et C de notre rangée gageant que personne ne souhaitera prendre le fauteuil du milieu.

According to you, what are the essential qualities of traveller ? :

Outre les élémentaires notions de curiosité, bienveillance, tolérance, respect et humilité, le voyageur doit être un disciple du grand Murphy (l’ingénieur américain pas l’acteur), c'est à dire accepter de ne pas tout maitriser et être créatif et réactif en fonction des situations d'"emmerdement maximum".

In a few points, telle us about 3 countries and their particularities in terms of cultural heritage, history and cuisine ? :

La forme de haricot sud-andin du Chili, long de 4 200 km fait qu'un habitant de Santiago est plus proche d'un Carioca qu'un Atacaméen (nord) d'un Patagon. Comment parler d’unité nationale ? Une histoire aussi dense que le pays n'est étroit, faite de génocides autochtones, de révolutions démocratiques et de dictatures rapaces confère aux chiliens un mélange de bonhomie pataude et joviale de leurs ascendants ibériques et de mémoires tristes et silencieuses des aïeux disparus (ou du "bon vieux temps révolu" selon l'interlocuteur). Le curanto est une spécialité culinaire de Chiloé. Salmigondi de produits locaux : moules géantes, jarret de porc, pommes de terres en galettes et à l'eau. Aussi costaud sur l'estomac qu'une tape de pêcheur sur l'épaule. Servi sans sel, se doit d'être accompagné d'un vin blanc aussi rugueux au palais que ne le sont les côtes rocailleuses des fjords araucaniens aux proues des navires.   En Inde, et plus particulièrement Pondichéry d’où nous tentons de rédiger cette humble candidature, l’histoire se lit sur les murs. Les rues Dumas, Surcouf ou Suffren dont les plaques en tôle bleue ornent les coins peuvent évoquer la lointaine métropole au voyageur hexagonal en pleine madeleine proustienne, mais gare aux errements rêveurs, car – TUT TUUUUUUT ! – un rickshaw à contre sens manque de vous renverser. Repartez donc sur la paisible promenade du bord de mer, finir votre madeleine plus sereinement, en observant le teint halé et les belles bacchantes des joueurs de pétanque au coucher du soleil. Une fois votre estomac accoutumé aux saveurs locales, vous vous risquerez peut-être dans une arrière-cour, à l’écart des deux roues qui vous en veulent tant, pour vous essayer au Thali. Un tabouret, une table, une feuille de bananier, au milieu de laquelle trône un monticule de riz, petit Teotihuacan blanc, qui ignore encore à quelle sauce il va être mangé. Car c’est maintenant que le ballet commence,  les serveurs s’activent et vous versent lentilles, ocras et autre aubergines dans des sauces plus savoureuses les unes que les autres. Oubliez votre bonne vieille fourchette et renouez avec ce plaisir enfantin de manger avec votre main (droite, s’il vous plaît, n’en déplaise aux gauchers), et conservez l’autre pour signaler au serveur après son quatorzième passage qu’il a gagné, que vous renoncez, et demandez, repu, l’addition qui, elle sera des plus légères.   Il est agréable de suivre les pas de Kessel à Hong-Kong, cette île trophée sortie de l’anonymat à cause/grâce à une guerre de l’opium remportée par la couronne anglaise. Rendue « en quelque sorte » à la Chine depuis 1997, cet ancien port parfumé resplendit au crépuscule de mille lumières arborées par ces immenses tours. Car ici on grappille chaque espace disponible. Hong-Kong ne s’élargit pas alors on la transforme en ville verticale terrassée par les plus grandes places boursières. Heureusement, lorsque votre cou ne supporte plus de regarder vers le ciel et que vos jambes ne soutiennent plus votre corps après ces kilomètres parcourus dans les centres commerciaux, il reste le plaisir de monter sur un ferry qui s’éloigne des côtes et de profiter du spectacle. Tout est possible à Hong-Kong, y compris de goûter à un étoilé Michelin dans une gargote chinoise où il est vrai qu’on sert probablement les meilleurs dim sum du monde. Ces petits raviolis cuits à la vapeur fourrés de viande et de jus de cuisson et que l’on mange selon un rituel bien établi éclate dans la bouche et vous laisse perplexe quant à la question « Comment ai-je seulement fait pour vivre avant » ?

Have you ever travelled ? If yes, was it a good or bad experience ? Why ? :

Nous sommes à la fin d'un voyage entrepris il y a 1 an, commencé à bord d’un cargo de la marine marchande, direction l’Amérique. Réflexion faite, voyager c’est horrible ! Pourquoi s’infliger ces heures de bus, subir les embardées d’un chauffeur patibulaire, musique et clim au maximum, entre cartons brinquebalants et gallinacés apeurés ? Pourquoi tâter les murs moites à la recherche d’un interrupteur pour faire le jour d’une lumière blafarde sur une chambre décrépie et un lit qui a du héberger autant d’hôtes que de puces ? Pourquoi goûter à cette mixture préparée par des ongles noirs dont vous mettez un petit billet sur le fait qu’elle ne va pas plaire à vos entrailles ? Parce que c’est de cela qu’il s’agit lorsque l’on voyage : s’extraire de son périmètre, quitter son nid, la quiétude maîtrisée de son environnement, pour s’autoriser à vivre des expériences, souvent bonnes, parfois mauvaises. C’est au prix de cette transcendance que nous rentrons changés, que nous pouvons goûter à l’essence d’une culture, d’un pays. La seule manière de connaître véritablement un peuple, dit Dominique Lapierre, c’est de voyager avec lui dans un wagon de troisième classe. Et puis, au final, "une bonne journée est une bonne journée, une mauvaise journée est une bonne histoire. "

What does attract you in the WWAC contest ? :

Nous aimons l'initiative positive et inspirante du projet. Cela aussi nous l'avons appris pendant notre voyage. Nous avons visité des pays où les gens ont beaucoup de raisons d'être tristes ou amères. Nous voulons montrer du doigt ceux qui vivent dignement et qui agissent pour leur entourage, comme un pied de nez au déclinisme ambiant.

Explain in a few words 2 actions led by JCI Tours in 2015 :

La JCE Tours s'est impliquée sur la méthanation en 2015. Le principe est de recycler l'oxyde de carbonne en gaz de ville utile, le méthane. La JCE Tours a notamment lancé un projet de recensement de sites pouvant accueillir une installation pilote en Touraine. Cette étude a été présentée aux acteurs industriels susceptibles de soutenir la démarche. En juin 2015, la JCE organisait son premier défi inter-entreprises sur le thème du sport et l'entreprise : des équipes d'entreprises, d'associations ou de particuliers s'affrontaient lors de triathlons (nautique, vélo, course à pied).

Tell us about one personal project in line with one of the JCI values. :

Inkipit est un projet personnel que nous avons débuté en 2014 après une mission bénévole de 3 semaines à Madagascar sous la tutelle de Planète Urgence. C'est une association qui promeut les volontés d'émancipation des personnes qui souhaitent apporter une action sociale à leur environnement. Un premier projet a été lancé en 2015 permettant à Jean, d’Antananarivo, de bâtir un petit élevage de poule et d’en vendre les œufs.

Which values led you to choose this non-profit association ? :

Cesvaleurs sont : le mérite, la bienveillance et l'honnêteté.

What do you bring to this non-profit association ? :

En tant que fondateurs de cette association, nous apportons principalement nos compétences professionnelles en termes de gestion de projet et de gestion financière... et notr enthousiasme!

ThibaultEmilie supports the organization :

Inkipit est un incubateur de micro-projets de développement des pays du sud. Inkipit permet de financer des micro-projets (à hauteur de quelques centaines d'euros maximum) des personnes issus de milieu défavorisés des pays du sud et qui souhaitent s'émanciper de leur situation actuelle. Inkipit leur apporte l'aide financière mais aussi un accompagnement de développement des projets et des personnes. Pour le moment, un projet a été mis en place grâce à Inkipit (financé entièrement par nos fonds propres).

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